« Ça va bien se passer. »
On le dit avec tout notre amour. Et pourtant, ça ne rassure presque jamais.
Pourquoi ces phrases ne suffisent pas
« Sois courageux. » Il ne sait pas ce que ça veut dire, concrètement, à huit ans.
« Ne t’inquiète pas. » Comme si l’inquiétude se décidait.
« Tout le monde est un peu stressé, tu sais. » Sauf que lui, il ne vit pas juste « un peu » de stress — il porte une fatigue et une appréhension que les autres n’ont pas à porter.
Ces phrases partent d’une bonne intention. Mais elles ferment la conversation, au lieu de l’ouvrir.
Ce qui apaise vraiment
« Je sais que c’est nouveau, et que ça fait quelque chose au ventre. »
Nommer, sans minimiser. L’enfant qui s’entend dans ce qu’on lui dit se sent tout de suite moins seul.
« Qu’est-ce qui te fait le plus peur, là, maintenant ? »
Une vraie question, ouverte, sans réponse toute prête derrière. Parfois la réponse surprend — ce n’est pas toujours ce qu’on imaginait.
« Et si ça se passe mal un jour, on en reparlera ensemble, toi et moi. »
Pas une promesse que tout ira bien. Une promesse qu’on ne sera pas seul si ça ne va pas.
Les mots qu’on choisit comptent
Un enfant qui se sent entendu avant la rentrée aborde sa première journée avec un peu moins de poids sur les épaules. Ce n’est pas magique. C’est juste plus vrai.
Pour prolonger cette conversation avec votre enfant, Emma MultiDys… et alors ? montre, à travers les mots d’Emma elle-même, ce qui se passe vraiment dans la tête d’un enfant dys — une belle façon d’ouvrir le dialogue ensemble.
— Grains de Mois 🌾
